Contenu du Symposium
Développement rural, convergence de modèles de gestion du territoire et participation sociale sont les clés de la gestion forestière durable de l’avenir.
Cette Année Internationale des Forêts, plus de 400 experts internationaux en gestion forestière et territoires ont participé, du 21 au 26 mars à Burgos, au Forum Mondial Territoires et Durabilité.
Voici les principales conclusions de la réunion:
Les forêts sont essentielles pour la vie:
- • des personnes qui les habitent et qui exploitent leurs ressources (mille millions dans le monde) et de celles qui habitent les villes et bénéficient de leurs services environnementaux.
- • des espèces animales et végétales qui les peuplent.
- • par l’énorme et très précieux matériel génétique qu’elles contiennent.
- • par leur valeur écosystémique comme un territoire complexe et divers.
Les forêts fournissent des produits renouvelables dont l’exploitation permet de fixer la population rurale et son développement. Mais, de plus, elles offrent des services environnementaux dont toute la société bénéficie, par exemple : elles sont un outil essentiel pour lutter contre le changement climatique, elles conservent plus de 70% de la biodiversité terrestre, elles évitent l’érosion de la terre fertile et elles sont essentielles pour la production d’eau, entre autres qualités.
La gestion forestière exige une exploitation durable des forêts, le maintien des populations plus directement liées à elles, la conservation de ses valeurs naturelles et le paiement des services environnementaux qu’elles prêtent.
Il est essentiel d’établir un cadre législatif fixant les limites, les objectifs et les outils pouvant nous aider à atteindre la gestion durable du territoire. Cependant, ces lois et ces plans ne suffisent pas à atteindre le but s’ils ne comptent pas sur la connaissance et le soutien de la population. Il est nécessaire d’ajouter à ces lois des modèles volontaires et participatifs de gestion du territoire comme, par exemple, les Forêts Modèles. L’avenir de la gestion durable de nos territoires exige des modèles sociaux participatifs dans lesquels les communautés locales soient les acteurs principaux en tant que structurantes du territoire.
Plusieurs approches de la gestion territoriale coexistent actuellement: Forêts Modèles, Réserves de la Biosphère, différents modèles d’espaces naturels protégés… Tous travaillent pour atteindre le but de la gestion durable du territoire, mais de manières différentes. Une convergence s’avère nécessaire, de manière à ce qu’ils reconnaissent et incorporent à leurs modèles de gestion respectifs les avantages et les points forts de chacun d’entre eux.
De graves problèmes globaux comme la crise alimentaire ou le changement climatique rendent indispensable un regard global au territoire, avec une production de qualité orientée aux marchés, tout en reconnaissant la valeur des services environnementaux sans dénaturer les marchés internationaux et, avec cela, les options d’avenir des pays en voies de développement.
Il est essentiel de faire un effort de communication pour que la société dans son ensemble, rurale et urbaine, soit consciente de l’importance d’établir une nouveau cadre de gouvernance donnant plus de cohésion au territoire et comprenne le territoire comme la base produisant simultanément des valeurs naturelles, une présence sociale stable et structurée et la nécessaire viabilité économique. Et dans ce territoire les forêts jouent un rôle essentiel.
Pour impulser les progrès en matière de gestion durable du territoire il est essentiel que les actions commencent à l’immédiat, sans attendre à avoir des solutions théoriques complètes. Pour cela, le Réseau International de Forêts Modèles s’engage pour la période 011-2014 à la réalisation d’actions concrètes de portée globale dans les domaines de:
- • changement climatique: le mesurage des contributions des forêts à sa mitigation et la valorisation de celles-ci de la part des sociétés.
- • la mise en valeur des biens et des services des écosystèmes, de manière à ce qu’ils contribuent à la durabilité des communautés forestières.
- • la gestion des connaissances existantes dans les territoires pour que, ensemble avec la meilleure science disponible, elles contribuent au progrès des deux domaines antérieurs.






